Prévention et traitements
Il existe cinq grandes catégories de traitement possible :
Modifications du comportement
- Miction selon un horaire fixe
- Rééducation de la vessie
- Changement dans l’alimentation (bien s’hydrater, limiter ou éliminer le café, l’alcool, et le tabac, alimentation saine, gestion des intestins (augmenter votre consommation de fibres et faire de l’exercice physique)
Améliorations de l’environnement
- Les toilettes doivent être le plus près possibles de la chambre
- L’éclairage doit être suffisant et pratique
- L’accès aux toilettes doit être libre
- Installer des poignées d’appui dans les toilettes
- Porter des vêtements faciles à enlever – avec du velcro (surtout pour les personnes à mobilité réduite ou victime d’AVC)
Physiothérapie (renforcement du plancher pelvien)
- Exercices de Kegel
- Biofeedback
Pharmacologie
- Médication – certains médicaments peuvent entraîner ou augmenter l’incontinence urinaire, comme les diurétiques, les somnifères, certains antidépresseurs, anxiolytiques, et narcotiques, et même la codéine
- Réduction du nombre de médicaments que vous prenez
Chirurgie
- Remonter la vessie
- Bandelettes sans tension (TVT)
- Collagène
- Sphincter artificiel
Autres
- Pessaire
- Obturateurs urétraux
- Électrothérapie
Cesser de boire n’est pas une solution
Ne pas boire peut contribuer à augmenter la concentration d’urine et irriter la vessie. De plus, les risques d’infection urinaire sont augmentés quand vous ne buvez pas suffisamment. Un manque de liquide peut également accroître le risque de constipation. Déterminez avec votre médecin la quantité de liquides qui convient à votre situation.
Consulter un professionnel de la santé
Il est important de consulter un professionnel de la santé afin d’identifier les causes de l’incontinence urinaire puisqu’il s’agit d’une situation fort répandue et malheureusement sous-traitée. Bien qu’il ne soit pas toujours facile d’en parler, c’est important de consulter un professionnel de la santé qui pourra vous aider ou vous diriger vers les ressources appropriées : une infirmière ou un physiothérapeute spécialisé en incontinence urinaire, un omnipraticien, un urologue, un gériatre, un travailleur social…
Il se peut qu’on vous demande de passer un test d’urodynamie afin de poser un diagnostic plus précis. Ce test permet, entre autres, de mesurer la quantité d’urine dans votre vessie, le temps requis pour la vider et la pression du jet urinaire.
