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L’incontinence urinaire

Vous n’êtes pas seule!

Voici Mina.

portraitMina a 92 ans et souffre d’incontinence depuis 10 ans, mais la situation se détériore. Elle se rend maintenant aux toilettes aux 2 heures avec des fuites (légères à moyennes) en chemin. Elle refuse de sortir par peur d’avoir un « accident ». Sa fille la conduit chez le médecin. Voici les traitements qu’il lui a proposés : éliminer le thé et le remplacer par de l’eau chaude ou encore boire du lait (c’est encore mieux!); se pratiquer à se lever et à s’asseoir et marcher tous les jours dans le couloir de sa résidence; utiliser une chaise plus élevée et plus rigide, avec des bras (c’est plus facile et plus rapide pour se mettre debout); faire les exercices de Kegel.

Améliorations : Les changements dans l’alimentation de Mina ont réduit l’irritation de la vessie ce qui a diminué ses urgences d’uriner et, par le fait même, a augmenté le contrôle de ses envies d’uriner. Les exercices de Kegel et l’utilisation d’une chaise mieux adaptée ont permis d’accroître sa mobilité, réduisant ainsi le temps que Mina prenait pour se rendre aux toilettes.

Voici Jeanne.

Jeanne a 74 ans et se plaint d’incontinence nocturne. Elle doit se lever de 3 à 5 fois chaque nuit et ne peut se rendre à la toilette à temps. Elle est si fatiguée que son médecin lui prescrit des somnifères. Maintenant, elle ne se réveille qu’une ou deux fois par nuit mais mouille souvent son lit. Sa famille se demande si elle doit être placée en résidence. Le médecin lui recommande : d’élever ses jambes pour 30 à 60 minutes deux fois par jour pour que l’eau qui s’accumule dans les chevilles pendant la journée se rende à la vessie et soit éliminée pendant la journée et non la nuit; de prendre ses diurétiques le matin au lieu du soir (les diurétiques font produire plus d’urine) et d’éviter de boire avant de se coucher; de se procurer une marchette, un urinoir pour femmes ou une chaise d’aisance; et de faire les exercices de Kegel. Il arrête également sa prescription de somnifères.

 Améliorations : Le fait d’élever ses jambes pendant la journée a permis à Jeanne de limiter l’enflure et donc d’aller aux toilettes le jour et moins la nuit. Le fait de prendre ces médicaments le matin a réduit ses besoins d’uriner pendant la nuit. Comme elle se réveille moins souvent la nuit pour aller aux toilettes, Jeanne dort mieux même sans somnifères. Finalement, utiliser une chaise d’aisance réduit le temps requis pour se rendre aux toilettes. Jeanne se lève maintenant seulement deux fois par nuit et le médecin se dit satisfait, car ça, c’est normal pour son âge.

Voici Juliette.

Juliette, 68 ans, souffre d’incontinence urinaire mixte depuis environ 3 ans. Elle porte une protection urinaire en tout temps en raison de ses fuites d’urine qui surviennent lorsqu’elle ressent une envie soudaine d’uriner ou lorsqu’elle tousse, éternue ou fait un effort. Elle doit trouver une toilette aussitôt qu’elle ressent une envie pour éviter les fuites le plus possible. Sur les recommandations de son médecin, elle a entrepris un programme d’exercices pour renforcer les muscles du plancher pelvien ainsi qu’un programme de rééducation de la vessie. En plus, elle a apporté des changements à son alimentation afin de réduire les irritants de la vessie.

Améliorations : 12 semaines après avoir entrepris ces changements (exercices de Kegel, rééducation de la vessie et changements dans son alimentation), Juliette a augmenté considérablement sa capacité de se retenir, soit une amélioration de 80 %. Au premier suivi, le médecin lui propose d’essayer un médicament pour réduire en plus ses envies aux 2 heures et demie. Juliette décide de prendre une petite dose de ce nouveau médicament pour l’incontinence d’urgence. Au deuxième suivi, son incontinence est maintenant contrôlée à 95 %, mais elle continue à avoir des pertes d’urine lorsqu’elle se lève de son fauteuil. Le médecin lui parle d’une chirurgie non-invasive qui pourrait l’aider (bandelettes). Juliette a peur et opte plutôt pour la physiothérapie spécialisée afin de faire plus d’exercices pour renforcer les muscles du plancher pelvien. Elle repart rassurée, sachant qu’il existe encore d’autres solutions à envisager à l’avenir. 

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